Marina Tsvetaïeva

« Chaque vers est enfant de l’amour » écrivait Marina Tsvétaïéva. Mais si l’exacerbation amoureuse, l’énergétique passionnelle est effectivement une des caractéristiques de son œuvre, ce qui frappe avant tout, au-delà de la liste infinie des « muses » masculines ou féminines, c’est qu’elle n’est que très peu assimilable à la poésie amoureuse, classique ou moderne.

Aurel Kolnai

La plupart des écrits philosophiques de Kolnai (1900-1973) attestent du caractère réactif de sa pensée. Le Dégoût (1929), L’Orgueil  (1931), La Haine (1935) : l’étude phénoménologique de ces sentiments semble s’être imposée pour des motifs historiques évidents

Gertrud Kolmar

« Ce qui a été retrouvé n’est pas le compte rendu de l’horreur – bien qu’il y en ait –, mais le corps incandescent de sa poésie, intact… Gertrud Kolmar est une mythologiste.» (Cynthia Ozick)

Georg Simmel

Aphorismes précis et fulgurants, pensées profondes et acérées, réflexions qui éclairent l'obscurité, considérations qui accueillent l'harmonie du monde dans l'apparent chaos qui nous entoure. C'est le Journal posthume de Georg Simmel, livre "mélancolique", génialement, optimiste et pessimiste en même  temps.

Joseph Pulitzer

« Quelle sera la condition de la société et de la politique dans soixante-dix ans ? Est-ce que nous saurons garder la primauté de la Constitution, l’égalité de tous les citoyens devant la loi et l’incorruptibilité de la justice ; ou est-ce que nous aurons un gouvernement de l’argent et des malhonnêtes ?…  Parce que notre République et sa presse avanceront ou ils chuteront ensemble.»

Günter Eich

« Alors, c’est que tout est mensonge, et moi, je veux qu’on vive dans la vérité ! Et justement, j’ai les moyens de les faire vivre dans la vérité. (...) Ils sont privés de la connaissance et ce qui leur manque c’est un professeur qui sache ce dont il parle ». La taupe accomplit ainsi l’impératif que formule heureusement Marx : celui d’une critique qui dépouille « les chaînes des fleurs imaginaires qui les recouvraient, non pour que l’homme porte des chaînes sans fantaisie, désespérantes, mais pour qu’il rejette les chaînes et cueille les fleurs vivantes ».

Gyula Krúdy

«Quelle heureuse surprise que de découvrir ce court texte Le Coq de madame Cléophas, publié pour la première fois en Hongrie en 1920, qui transporte son lecteur, dans les atmosphères tout autant spectrales et inquiétantes que burlesques et bouffonnes.»

Gabrielle Napoli, La Quinzaine littéraire.

 

Léo Popper

« Tu te souviens, j’ai dit un jour que ce que je faisais, ce serait un platonisme inversé. À présent j’ai constaté ceci : c’est toi qui l’as fait; tu as fait descendre les Idées du ciel et tu les a replantées dans la terre, dans l’âme des hommes, dans le pinceau du peintre et le ciseau du sculpteur. À présent nous pouvons nous remettre à construire le palais des Idées, qui s’était effondré, parce qu’il était construit sur des mots.», Lettre de Georges Lukács à Léo Popper.

Zofia Nałkowska

Sur la toile de fond d’une histoire familiale, touchée par la fatalité du suicide, c’est tout un contexte social et réaliste d’une époque qui se dessine, qui présente un tableau « étrange », bousculant la lignée de la construction romanesque. Les protagonistes, Jakub et Teodora Szpotawy, héritent de cette impatience, du désir d’anticiper l’issue de l’existence.

Youssef Ishaghpour

C’est ce défi que Hopper assume pour peindre le présent au présent. Tout en conservant la proximité du photographique et du monde banal, il les dépasse en exprimant leur « la vérité » en peinture. Une transfiguration qui produit la tonalité particulière de son oeuvre : «étrangement familier», énigmatique dans son évidence.

Rainer Maria Rilke

« C’est à peine si nous sommes les collaborateurs de notre amour , et c’est par cela même qu’il restera au-dessus des dangers banaux. Tâchons de connaître ses lois, ses saisons, son rythme et la marche des constellations à travers son vaste ciel étoilé. » ( Rilke à Merline, le 28 septembre 1920). Rainer Maria Rilke dessine à travers sa poésie amoureuse une géographie universelle de l’amour, des premiers regards échangés à la douleur de l’absence.


« Votre objet est souvent si petit qu’on pourrait le juger naïf et muet. Mais vous lui découpez une bouche et il dit de grandes choses. Votre âme est pareille à un aveugle-né qu’un voyant aurait éduqué. » (Lettre de Rainer Maria Rilke à Regina Ullmann, août 1909)

 

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