Matin et soir

Romans, proses


Jon Fosse

Matin et soir

Traduction du norvégien par Terje Sinding



ISBN : 9782842421588
Date de parution : 26/08/2003

14.00 €
 
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Un roman en deux parties : une brève première montre la naissance de Johannes, le fils du pêcheur Olaï et de sa femme Marta. La deuxième partie semble évoquer une journée de Johannes devenu vieux, mais avec quelque chose d'inhabituel : sur la grève, il aperçoit son ami Peter mort depuis des années et embarque avec lui sur son bateau. Un texte sur les moments clés que sont la naissance et la mort.

 

 « L'histoire de la naissance puis de la mort de Johannes le pêcheur pourrait s'intituler « Passages » : tout y est mouvement fluide entre la réalité et le rêve, va-et-vient entre la terre et la haute mer dans la barque du destin. Et le style de Jon Fosse, marqué par les répétitions, par une ponctuation imprévisible, par l'alternance virtuose des perspectives narratives, sert remarquablement cette interrogation sur les moments clés de l'existence. Johannes naît au milieu d'une phrase – son père entend les bruits de l'accouchement, il pense à Dieu, à son fils qui deviendra pêcheur, et soudain c'est l'enfant lui-même qui parle à l'instant où il voit le jour… La deuxième partie du roman évoque ce qui semble d'abord être une journée ordinaire dans la vie de Johannes devenu vieux. Mais comment se fait-il qu'il rencontre son ami Peter, mort depuis des années ? Qu'une brume d'or recouvre les choses ? Et que les défunts et les vivants lui apparaissent dans la ronde sans fin des gestes quotidiens ? C'est que le voyage ultime a commencé. On pense au roman de Cees Nooteboom, L'Histoire suivante : c'est un autre ton, un autre milieu, mais un même enchantement… » (Rose-Marie Pagnard, Le Temps – Genève)

« Mais il se dégage de ces sentiments contradictoires une sorte de plénitude patiente, une soumission presque reconnaissante et amicale à l’ordre des choses, qui s’écoule sur le même rythme lent que celui de l’écriture, du mouvement monotone de la mer ou du déroulement répétitif et sans surprise des journées de Johannes. La beauté mélancolique de ce récit tient aussi à son étrange faculté à créer une relation d’intimité avec le lecteur et à faire de la lecture le cadre d’une expérience inédite d’altérité ». Patrick de Sinety, « La Rentrée Littéraire : les avatars du xxe siècle » (Revue des deux Mondes)

 

 

 

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