ESSAIS
Présentation
Du même auteur
Nous sommes entrés dans une culture où l’écrit est de plus en plus présent, mais où nous lisons pourtant de moins en moins. Le livre s’interroge sur ce paradoxe qui fait que nous nous entourons de facilitations technologiques de plus en plus puissantes et raffinées, mais que nous négligeons dans le même temps la clé de ces usages : notre capacité à lire.
L’ouvrage porte sur la lecture dans un contexte non scolaire, dans sa portée universelle. Il rappelle quelle conquête fut pour l’esprit la maîtrise de l’écrit et l’exercice du jugement que celle-ci permettait. En même temps il s’interroge sur les transformations que nous observons depuis peu. Nous lisons peut-être plus souvent, mais nous lisons aussi beaucoup moins.
Pour s’adresser à ce public de « moins lecteurs », l’ouvrage est volontairement léger. Il est composé de cinq chapitres. Le premier se demande ce que nous faisons quand nous lisons. Le second chapitre expose les trois modalités de la lecture que l’on rencontre le plus souvent et fait le constat d’une réduction de la lecture à son usage le plus utilitaire. Le troisième chapitre cherche à situer la place de la lecture parmi les inventions techniques qui nous facilitent la vie. Le quatrième chapitre s’autorise un retour en arrière sur la généalogie de l’art de lire. La thèse défendue est que les techniques associées à la lecture depuis l’Antiquité ont contribué au bagage critique qui a produit une aspiration á l’émancipation et á la liberté de pensée entre la Renaissance et les Lumières. Le dernier chapitre interroge la dynamique propre à la lecture.